Dans un contexte où l’émergence du web prend de l’ampleur dans le e-commerce et où les locataires ne veulent plus se lancer dans des baux trop longs, l’éphémère semble être le bon compromis.

Dans un premier temps le concept du pop-up store répond à une problématique économique et législative. Par la suite, il a pris un aspect marketing et publicitaire très fort.

En France, le phénomène a coïncidé avec de nombreux facteurs économiques, dont en premier lieu la crise financière de 2008. De nombreuses boutiques ont fermé et peu nombreux étaient alors les entrepreneurs aptes à s’engager sur trois années de bail commercial. Cela a donc augmenté le nombre de locaux vacants. De leur côté, les centres commerciaux cherchaient un second souffle, ce qui a entraîné une vague de travaux d’embellissement et la rénovation de nombreux magasins, avec, par conséquent, des périodes de fermeture coûteuses.

La principale innovation des pop-up stores est l’absence d’obligation de durée minimale.

Ainsi, un bail éphémère d’une journée peut être souscrit. Pour terminer, il est important de détailler une possibilité offerte au bailleur et au locataire : la possibilité de sous-louer le local commercial.

Internet a bien évidemment joué un rôle important dans le développement des pop-up stores. Si de nombreux e-commerçants y ont vu un intérêt immédiat en s’exonérant de charges locatives, ils ont aussi pu se constituer une clientèle importante sans avoir des points de ventes à proprement parler. Le succès des pop-up stores leur a permis de matérialiser leur site internet sur de courtes périodes et ainsi, de rendre son existence concrète aux yeux des consommateurs.

Les grandes enseignes ont rapidement saisi l’intérêt des pop-up stores. La possibilité de tester un nouveau produit auprès d’une clientèle informée les ont séduit. On parle alors de concept store. Mc Donald’s ou Adidas ont par exemple soigné leur mise en scène au point de développer des structures hors du commun (un gigantesque Happy Meal ou une boutique en forme de boîte à chaussures).

Once upon a pop-up store ... (1)

Les centres commerciaux, désireux de maintenir un taux de fréquentation élevé, commencent à garder des locaux qu’ils mettent à disposition des commerces éphémères. Les centres ville, qui eux, ont souffert des développements de ces grands centres commerciaux, retrouvent de la fréquentation avec l’exploitation de locaux vacants par les popup stores.

Selon l’IFOP, sur un échantillon de 1007 personnes, les magasins physiques sont plus fréquentés qu’internet. 90% s’y rendent au moins une fois par mois. Les magasins sont également des lieux de confiance (81%) et de convivialité (72%). Selon la recherche Codata, le pourcentage de locaux vacants est en progression dans tous les types de sites, passant de 5,73% en 2013 à 6,33% en 2014.

Si vous voulez en savoir plus, cliquez sur cet article du site Commerce et Consommation : les raisons de la déferlante !